Автор: Рашитов Ярослав Валентинович Должность: учитель французского языка Учебное заведение: МОУ СОШ №42 Населённый пункт: город Ярославль, Ярославская область Наименование материала: статья Тема: "Argot dans le roman policiers" Раздел: среднее образование
« Argot dans le roman policier » Rachitov Yaroslav école 42 de Yaroslavl
L’argot
tire
ses
racines
de
la
langue
commune.
Un
échange
constant
s’effectue entre le lexique usuel et l’argot. D’une part l’argot utilise tous les
moyens normatifs du français national. Nombre de mots usuels ont passé dans
l’argot par la voie métaphorique et d’autre part l’argot lui-meme enrichit le lexique
usuel par l’intermédiaire du langage populaire, des parlers locaux et des jargons
professionnels. L’argot et la langue usuelle se pénètrent tout le temps. Il est souvent
très difficile de fixer une démarcation précise entre l’argot et la langue populaire.
Selon certains auteurs, un argot est un registre de langue ou un parler
particulier à un groupe social, c'est-à-dire un sociolecte, qui vise à exclure tout tiers
de la communication. L'argot a initialement pour fonction de chiffrer le message,
avec pour visée qu'un non-initié ne le comprenne pas. Il a également une fonction
identitaire car il permet la reconnaissance mutuelle des membres du groupe et la
démonstration de leur séparation de la société par un langage différent. Il faut
distinguer l'argot du jargon, qui est propre à un groupe professionnel et est censé en
théorie ne pas avoir cette visée cryptique.
De grands spécialistes de l'argot comme Albert Dauzat ou Gaston Esnault se
sont prononcés contre cette thèse cryptique que ses défenseurs sont de toute façon
obligés de relativiser et d'élargir. Pour G. Esnault, « Un argot est l'ensemble oral
des
mots
non
techniques
qui
plaisent
à
un
groupe
social
»
(définition
du
Dictionnaire historique des argots français de 1965).
Pour les argots de groupes, il faut intégrer dans l'expressivité de ces mots la
marque de rattachement des énonciateurs à la vie et aux activités des groupes.
L’enrichissement l’argot se fait par trois voies : changement sémantique,
changement morphologique, les emprunts et les sigles.
Les romans policiers de Georges Simenon « Marchand de vin » et « Maigret
se fache », de Paul Sala « Garce » et de Michel Franda « L’oeil de Dieu » ont
étaient analysés. Dans ces oeuvres la créativité lexicale se fait généralement
conformément aux règles de la langue. Le lexique argotique a été classifié d’après
les voies d’enrichissement – les néologismes de sens et de forme, les emprunts et
les sigles.
Présentons quelques exemples des romans étudiés :
1)
Changement ou modification du sens, métaphorisation :
une grosse
légume – « l’individu important », douille – « étui d’une cartouche », viande froide –
« corps humain », sac – « l’argent », pince – « menotte », mufle – « l’homme brutal »,
mitieux
–
« le
cocobin »,
cheval
–
« l’homme
fort,
courageux »,
barbeau
–
« le
souteneur », tricotin – « baton de police ».
2)
Changement
morphologique
ou
néologisme
de
forme
(dérivation
propre ou impropre, troncation) :
fromager – « réflechir », vendanger – « voler ».
3)
Les emprunts :
came – « all. Kame drogue », bagatelle – « ital. Bagatelle
amusement »,
troquer
–
« ital. Trocher
craindre
fortement »,
cartouche
–
« ital.
Cartuccio
réserve »,
guine
–
« ang. guina
lesbienne »,
fourguer
–
« ital. Frugare
dénoncer », bédaine – « ar. Boudine gros ventre ».
Le
suffixe O S probablement emprunté à l’espagnol et ajouté aux unités :
blancos – innocent ; coffros – coffre – fort ; camaros – camarade ; fachos –
fasciste.
Les sigles : AS – « alibi » ; PA – « pistolet automatique » ; OS – « petit sac
plastique étranche qu contient le caillou (crack) ; VMA – « vol à main armée ».
Le répertoire d’argot n’est pas le meme chez G.Simenon, P.Sala, H.Fajardie,
J.P.Manchette et M.Franda.
G.Simenon
et
H.Fajardie
donnent
la
préférence
aux
formations
métaphoriques : poudre – « narcotique » ; tricotin – « travail minitieux » ; barbeau
– « souteneur » ; canasson – « vile créture ».
P.Sala
emploie
beaucoup
de
mots
argotiques
empruntés
aux
langues
étrangères, ce phénomène se justifie par le sujet et son héros principal du roman :
ya – « couteau » ; gus – « homme » ; zabri – « étrange » ; bigorno – « téléphone » ;
bazarder – « vendre ».
M.Franda s’abuse de l’emploi des troncations et des sigles : FAFS – « papier
d’identité » ; Fer/ferraille « des armes en général » ; Circule – « agent qui
s’occupe de la circulation » ; Indic – « informateur de la police ».
Voilà en ce qui consiste la particularité de l’argot policier.
Bibliographie
Gadet F. « Le français populaire ». Paris, 1993
Merle P. « L’argot ». Paris, 1996
Molinié G. « Le français moderne ». Paris, 1993